LE SITE DE LA CULTURE DU CONGO BRAZZAVILLE
LE CONGO DE MES REVES
LE CONGO DE MES REVES
Le Congo de mes rêves est un Congo béni
Le Congo de mes rêves est un Congo uni
Le Congo de mes rêves est un Congo Bâti
Le Congo de mes rêves est un Congo prospère
Le Congo de me rêves c’est un Congo sans peines
Le mes rêves est un Congo rempli
Le Congo de mes rêves est un Congo libre
Le Congo de mes rêves est un Congo humide
Le Congo de mes rêves est un Congo Fluide
Le Congo de mes rêves est un Congo secouriste
Le Congo de mes rêves est un Congo paisible
Le Congo de mes rêves est un Congo fleurissant
Le Congo de mes rêves est un Congo vivable.
SUR LA TERRE D’OU JE SUIS SORTIE
Les forêts dansent à tout tournant ;
Les oiseaux fêtent à chaque instant
Les animaux pleurent leur misère
L’or crame impuissant sur les lisières
Le pétrole fourmille de douleur
Les eaux coulent sous les pieds impunément
Le soleil court las et infiniment.
Mais le conflit est son maître mot
Sans que personne ne dise mot
Même si à chaque seconde fourmillent les maux.
Le crime vient des confins
Des purs tréfonds et sans fin
Drame ici, crime là-bas comme ces sapins.
N’en parles pas sinon………
Les projeteurs du monde te haïront
Il suffit que tu dises ce chant de bonheur
Pour que le chemin de ta vie soit émaillé de sangsues
Tu sueras et tu partiras nu
De cette terre si tu hantes à t’entêter avec horreur
Les prédateurs sans pudeur, te le diront.
JE VOUS ENVOIE CE POEME SANS HAINE
Parce que ma haine c’est ma parole
Ma parole qui parle sans haïr
Ma parole qui parle sans insulter
Ma parole qui parle sans accuser
Ma parole qui parle sans tourmenter
Ma parole qui parle sans duper
Ma parole qui parle pour aimer
Ma parole qui parle pour tolérer
Ma parole qui parle pour donner
Ma parole qui parle sans secret
Ma parole qui parle pour unir
Ma parole qui parle sans mentir
Ma parole qui parle sans voler
Ma parole qui parle sans tuer,
Le seul gage que j’ai,
Mon Congo gai
DANS LA FORET
Avez-vous déjà vu les tapis flamboyants de la grande forêt,
Quand le matin, les fumées sortent de son sein comme des anges
Avez-vous encore humé au grand jour de son corps des parfums
Ecouté le chant de ses fils dans la nuit
Ou vécu son calme enseveli de paix ?
Tout ce trésor, l'avez-vous déjà vécu?
OMBRES DE VIE
Ombres de vie, ombres du monde
Ombres où reposent mille couleurs
Et pourtant étale soleil
Beigne toutes nos têtes et, le vent nos peaux
Mais voici que l'opulent ne partage
Qu'avec le riche son joyau
Et l'indigent avec le pauvre sa perle chérie
Ombres de vie, Ombres du monde
A peau de caméléon
Comme la terre est notre union
Elle claquera
Au pauvre sa porte,
A l'opulent sa fenêtre
Et dira à tous : "l'homme c'est l'homme".
VOLES FEUILLE EGAREE
Au soir doux de saison sèche
Assis au bord du feu
Quand l'hibou de nuit
Par son chant funèbre
Fredonnait au firmament
Et au midi de notre aire
Le grand arbre de vie
Lançait son cri final
Laissant voler dans les airs son butin d'ébène
Voles feuille égarée
Dans les cieux noircis
La sève de ta mère
N'est plus qu'humus
Foulée au pied du monde
O étranger du ciel
Pauvre touriste
Tu as rencontré l'oiseau
qui t'a foulé de l'ail
Dans ce monde capricieux
Où le gain n'est partagé
Qu'aux hommes de sa maisonnée
Et de son sang vif
Voles feuille égarée, voles et pense
A ta maisonnée raillée
A tes pauvres secours et, à tes frères.
LES LARMES DU PALMIER
Maçon sans repos, je t'appelais encore père:
Trente nuits, trente jours et plus encore
Maintenant que tues parti si loin,
Où nul ne peut envisager un voyage serein sans trier le cerveau
Comme vont les hérons partout où bon leur semble
Ton sommeil nous prend des fois la tête et le coeur
Brave bâtisseur
Lorsque le palmier te pleurait si bien
Tu nous souriais avec allégresse
Car, ces larmes sur la face du palmier nous enchantaient le désire
De vivre sans crainte
Le chapelet de nos contraintes
Perdu dans la troupe comme un chien enragé,
Avec ce courage qui nous traque encore le sang et le cerveau
Combat le matin, combat à midi, combat le soir
Personne ne te croira
Ho! Serviteur inlassable des dieux,
Lorsqu'on dit que seul, tu es sorti de ce bourbier maternel
Seul, tu nous as bercé.
COMME TU AS ETE FAITE
Une merveille qui cloue
Même les volontés les plus orgueilleuses
Une beauté qui incendie, meut et éparpille
Même le coeur d'un intouchable et inapprochable roi
Une terroriste qui sépare
Même les liens les plus soudés.
Tous ces attributs sont à toi:
2ème, 3ème, 4ème...Bureau;
Epouse;
Mère de l'humanité.
Tu aimes celui qui:
Te trompe;
Te dupe;
Te déteste;
Te choque;
T'escroque;
Et te brutalise.
Coeur vacillant,
Tu es comme le poisson qui suit le courant d'eau.
Comme tu as été faite, ô toi femme!
Toi qui aimes récolter des fins radieuses,
Refuse de cultiver les débuts suants
Et, qui devant l'intérêt, même l'ardent amour s’écroule.
Géant NGOUA
ON M' A DIT QU’AU - DELA DE CES FORETS
On m'a dit
Qu'au-delà de ces forêts?
Il y a des hommes de multiples couleurs
Célébrants et gémissants sans arrêt
ON m'a dit
Qu'au-delà de ces forêts?
Il y a des montagnes, des rivières et des beautés
Serviles mais aussi enchantés
On m'a dit?
Qu'au-delà de ces forêts
Il y a des idéologies salvatrices mais aussi rabattantes
On m'a dit
Qu'au-delà de ces forêts?
I'l y a des mœurs adoucissantes
Mais aussi sauvages
On m'a dit
Qu'au-delà de ces forêts?
Il y a des civilisations modernes
Mais aussi médiocres
On m'a dit
Qu'au-delà de ces forêts?
Il y a des modes présentables
Mais aussi perverses.
J'aimerais y aller,
Mais des barrières, des barrières.
Komono, le 15.03.2000
VEIL OU SOMMEIL ?
La terre sous nos pieds,
Le ciel sur nos têtes,
La mer qui nous entoure,
La forêt qui nous habille,
L'air qui nous envoûte,
Où trouver leurs graines?
Ils prennent les choses pour des dieux,
Des bêtes pour des hommes,
La merde c'est qu'ils ont tous pris:
Le ciel et la terre, l'amibe et l'espace,
La banane et l’igname
Qui peut leur dire non!
Mais, ils sillonnent encore sans répit,
Les voiles sur les têtes,
Les canons tournés vers les innocents,
Pour tamiser les races et sassé jusqu'à la moelle,
Les restes de la terre.
Ils avancent,
Et, chantent la pierre,
Ils tournent,
Et, dansent les eaux,
Ils roulent
Et, célèbrent les animaux et les arbres.
Vaine passion qui court sur les vents.
Sans brin d'humour.
Son amertume c'est l'homme.
Gaétan NGOUA
MBILA MA TERRE NATALE
Mbila ma terre natale
Gîte des bals
J'avais dit
Et redit
Que je ne sortirai point de là
Même si las
Comme un ver de terre
J'étais obligé de sortir de cette terre
Mbila ma terre natale
Gîte des bals
J'avais dit
Et redit
Qu'un jour
Comme un tambour
Je crierai haut
Comme un héros
Afin qu'on entende ta voix ô patrie
Dans la patrie
Mbila de ma naissance
De ma jeunesse et de mon adolescence
Avec ton beau paysage
Rivières, forêts , populations et de romantiques passages
Mbila des plantations d'hévéas, de manioc et de café
De limba, d'ibiara, de tsiama et d'okoumé
Belle richesse
Oubliée comme la pluie en saison sèche
Mbila racine de mes racines
Fils des eaux fines
Du noble et modeste fleuve Lékoumou
Au visage dur et mou
Si un jour on peut te penser
On te construira des cheminées.
Gaétan NGOUA
Mbila , juin 1999
DU COTE DE SOWETO
Même si c'es avec des soubresauts
un soleil s'est levé
MANDELA est né
A peine sortie des sons de la voix de SHAKA ZULU
en tout cas avec l'aide de nzama mpu
Il est monté et descendu
les mains couleur de neige.
Gaétan NGOUA
A COCO MA BELLE CHERIE
Tu étais venue,
En ce temps là de ses avenues
Très minées de notre époque,
Et me rencontrant sur ton chemin
En tout cas avec toutes tes deux mains ouvertes pour toujours
Tu étais alors maquisard sans maquis
Folle sans folie et Prisonnière sans prison.
Dis-moi alors mère
Si l'on peut être paris
Dans son propre pays
Et quand naîtra le pays de la liberté
Dans ces pays
Ô! 99 époque des belles cachettes
Et des nuits sans sommeil
Où appuyant sur des gâchettes,
Ils faisaient sortir des sifflets mortels
Et nous croupissant de misère
Sans aucun secours
Etions des appas sous des gueules de ses pères
Crocodiles broyeurs de générations tout court.
Gaétan NGOUA
Mbila, le 06 Août 1999
Si un jour je peut parler haut
Si un jour je peux parler haut
Je dirai à l'humanité tous ses maux:
La haine, l'hypocrisie, l'injustice et l'arbitraire.
Si un jour je peux parler haut
je dirai à l'humanité tous ses maux
Je combattrai sans fléau,
Dans un monde ou le meilleur argument
Devant la vie de l'autre est de la soustraire,
L'évangile de la haine et ses prophètes.
Gaétan NGOUA (Komono, le 25 mars 2000)
REVIENS U'TAMSI
Reviens U'Tamsi
Montrer à ton peuple la lumière du jour
Car il est encore dans la nuit
Reviens U'Tamsi
Apprendre à ton peuple l'amour
Car il ne sait pas aimer
Reviens U'Tamsi
Conduire ton peuple dans la voie de l'union
Car, il ne sait pas s'unir
Reviens U'Tamsi
Car, qu'est-ce qui nous sépare de ton christ de la Sainte Anne
Reviens U'Tamsi
Car à l'heure que voci
Ton peuple est encore enchaîné en une Egypte inconnue
Reviens, Reviens
Car, EPITOME brûle déjà
Et ton troupeau se noie
dans le champ HAKELDAMA de Judas
Gaétan Ngoua
OPTIMUM
J'avais pensé
Qu'une fois ensanglanté
Le Congo partirait
Sans arrêt
J'avais pensé
Qu'une fois ensanglanté
Il y'aurait
Sans arrêt
Un Congo Nouveau
Et sans lambeaux
J'avais pensé
Qu'une fois ensanglanté
Il n'Y aurait plus au Congo,ni de MUMBOCHI, ni de MOKONGOni de MOBEMBE, ni de MOTEKE
Mais plutôt qu'avec fierté
L'on construirait sans fatum
Notre commun optimum
Immortalité, immortalité, immortalité
Les sans paroles
Immortalité, immortalité,immortalité
Pour votre rôle
Immortalité, immortalité, immortalité
Victimes des huées des années 90
Immortalité, immortalité, immortalité
Pour qu'on dise
A Dieu
Crimes adieux
J'avais pensé
Qu'une fois ensanglanté
Il n'aurait plus au Congo "des Sans moi le Congo n'est rient pourtant''
Mais plutôt des congolais sans rang.
Des Un - Congolais
COMME MA MERE
Je te vois souvent comme ma mère,
Le panier au dos, le pilon à la main,
S’affairant, et cherchant la journée durant,
Mon repas du soir.
Je te vois souvent comme ma mère,
Fracassant ses doigts et son souffle
Pour extraire l’igname et les tubercules de manioc,
Pour mon casse-croûte du matin.
Je te vois souvent comme ma mère,
T’occupant de mes matins, mes midis et mes soirs.
Je te vois souvent comme ma mère,
Car quand sera partie,
Avec ta prudente prudence,
Tu la remplaceras
Comme ma mère tu es et, le seras,
Ö toi la mère a- venir.
Gaétan NGOUA.
LES NUITS DE MA JEUNESSE.
Les nuits de ma jeunesse étaient des nuits sans crainte,
Où le soir tambour battant,
On dansait et célébrait sans moindre
Peur ni épouvante,
Notre chère jeunesse.
Les nuits de ma jeunesse ne sont pas vos nuits
Car, au bal des Ndombolo,
Qui dansera ?
Ou au réveillon des kalachnikovs,
Qui osera ?
Les nuits de ma jeunesse étaient des nuits
de Fête ;
de carnaval ;
de kermesse et de foire.
Gaétan NGOUA
Mon Comabt
mon combat est un combat pour la vie,
mon combat est un combat pour les libertés,
mon combat est un combat pour la justice et l'équité,
mon combat est un combat pour le bonheur de l'humanité.
Humain de quelque pays que tu sois,
Je m'enfous de tes frontières.
Humain qu'importe ta richesse,
Je m'enfous de ton rang.
Humain de quelques race que tu sois,
Je m'enfous de ta couleurs,
Tu es mon frère tu es ma sœur.
J'aime les hommes de la terre,
Parce que ce sont les humains,
J'aime les hommes de la terre
Parce que nous souffrons les mêmes maux:
la faim,la misère,la maladie, les intempéries,
Ne nous affectent-elles pas tous?
Je les aime vraiment,
Parce que ce sont mes semblables.
Gaétan NGOUA (Komono le 05-08-1999
Shalom
Ce qui fait l'homme dans ce monde,
C'est le chant des homes au travail,
Le cri des femmes aux champs,
La danse des enfants dans la nuit
Le chant des oiseaux,
La course des poissons au fleuve
Mais aussi, le chant de la libellule dans la forêt
Et du coq , cocorico
Ce qui fait l'homme dans ce monde,
c'est la paix, la véritable paix .
Gaétan NGOUA
Qu'est-ce que la guerre?
La guerre c'est:
Le train qui ne passe plus
l'avion qu ne vole plus ,
L'enfants qui ne va plus à l'école
le Citoyen qui s'alarme,
CAIN QUI TUE ABEL
Le grenier qui tarie
Et, la disette qui sévie.
C'est l'âme de tout un peuple qui se meurt,
La liberté qui n'est plus.
C'est aussi la vie qui est abrégée.
Gaétan NGOUA (Mbila, le 13 juillet 1999)
SUR LES RIVES DU FLEUVE LEKOUMOU
Qui est plus fort pour résister ces mots ?
Au regard de ces mystérieux bons de sable empilés
Et de ces nombreux bords dignement sculptés:
La main d'un génie artiste est passé par ici
Sur les rives du fleuve Lékoumou
Dans un calme aussi profond
mais sans cesse cassé
Par le bruit des vagues qui courent à jamais leur course
Le pêcheur canne à la main
Cherche effréné sa chère vie
Sur les rives du fleuve L ékoumou
Campement des pécheurs par ici
Campement des chasseurs par là-bas,
C'est la double fête qui est célébrée,
C elle du poisson et de la Bête.
Gaétan NGOUA (Mbila , le 14 juillet 1999)
AFRIQUE QUAND IRAS -TU MON AFRIQUE?
Longtemps victime de la curiosité de Christophe Colombe,
Tu es sortie de cette lourde veste
Et, tes enfants depuis lors parias de l’univers on te les a remis.
Ta boitillante liberté la voici.
Afrique quand iras-tu mon Afrique ?
Le vent du 19ème siècle s’est éteint le matin des années 60
Et, tes propres fils ont pris les chaires.
Ton pouvoir et ta souveraineté contaminés les voilà.
Afrique !
Et pourtant tes pieds sont en fer,
Tes genoux en or et, ton corps la demeure de l’éléphant.
Mais ce qui te manque Afrique,
Ta saine liberté, ton autonomie parfaite ?
Ton bois !
O oui , il est la mort de tes enfants,
Ton pétrole !
O oui, il est le péril de tes enfants.
Afrique !
Les enfants sont la gloire d’une mère,
Mais les tiens que sont –ils ?
Des DIARA DE SEMBENE OUSMAN,
Des JUDAS de leur propre mère ?
Afrique quand diras-tu à tes fils et filles
Que, ta souveraineté passe par leur cohésion,
Ta gloire par leur unité
Et, que l’unité de force demeure,
La seule force contre la force de l’injustice.
Gaétan NGOUA
A ma mère des clairières du chaillu
blotties contre les montagnes
et les massifs de l'exubérante forêt
du singe, du paon et du lion
A ma mère du pagne roulé aux hanches
à la fois ton habit et ma couverture d'enfance
toi qui n'as connu que le marché naturel
temple serein de tes ancêtres.
Le matin la rosée de chaïllute,
au cœur du jour le soleil te combat,
Et le soir, a fraîcheur t'insulte.
A ma mère des eaux poissonneuses de la Lékoumou
Ton chant vivra
Il revivra ,
Car ton chant ne sera que
Le chant de ma bouche
Gaétan NGOUA
A Binga ma tigresse noire
chaque fois que je vois des fleurs
Je te vois comme une lueur
passant et aiguisant ma sensibilité
Et l'envie, comme un voleur infatigable embrasse ton imaginaire beauté
Ô tigresse aux griffes berçantes
Tes yeux étaient des phares qui guidaient mes pas chancelants
Et ta voix mélodieuse le tambour qui animait mon coeur
Je ne crains point ce qui nous sépare
Puisqu’ étant ta part
Tu resteras la mienne et pour toujours
A Binga j'y penserai toujours
Pour que je demeure sans pleurs
Je t'aimais Binga ma tigresse noire
Parce que tu étais mon seul espoir
Gaétan NGOUA